Seuil d'alerte de stock : combien de pièces détachées garder ?
Comment fixer le seuil d'alerte de vos pièces détachées : formule simple, exemple chiffré, références à surveiller en priorité et prix d'achat à tenir à jour.
Il n’y a rien de plus frustrant que de refuser une réparation simple parce que la pièce n’est plus là. Le client repart, souvent chez le concurrent. À l’inverse, un tiroir plein d’écrans d’un modèle que plus personne n’apporte, c’est de la trésorerie qui dort.
Le seuil d’alerte sert à éviter les deux.
La formule
Seuil d’alerte = consommation moyenne par jour × délai de réapprovisionnement + stock de sécurité
- Consommation moyenne : combien de pièces de cette référence vous posez par jour ouvré, en moyenne sur les deux ou trois derniers mois.
- Délai de réapprovisionnement : le temps entre la commande et la pièce dans le tiroir, en jours ouvrés.
- Stock de sécurité : une marge pour les jours de pointe et les livraisons en retard.
Quand le stock descend sous ce seuil, vous commandez.
Exemple : une batterie très demandée
- Vous en posez en moyenne 1,5 par jour.
- Votre fournisseur livre en 2 jours ouvrés.
- Vous voulez une sécurité d’une journée de consommation, soit 1,5.
Seuil = 1,5 × 2 + 1,5 = 4,5, arrondi à 5.
Dès qu’il ne reste que 5 batteries, la commande part. Pour une pièce posée deux fois par mois, inutile de calculer : un ou deux exemplaires suffisent, ou une commande à la demande.
Les références à surveiller en priorité
Appliquez la règle des 20/80 : une petite partie de vos références fait l’essentiel de vos réparations. Ce sont elles qui méritent un seuil précis.
En atelier de téléphonie, on y trouve généralement :
- les écrans des modèles les plus réparés, par qualité ;
- les batteries des mêmes modèles ;
- les connecteurs de charge les plus courants ;
- quelques consommables (adhésifs, vis, nappes).
Pour les autres pièces, la question n’est pas le seuil mais le stock dormant : ce qui ne sort plus doit arrêter d’être commandé.
Le seuil ne sert à rien si le stock est faux
Un seuil d’alerte fonctionne uniquement si le stock affiché correspond au stock réel. Et le stock dérive dès qu’une pièce est posée sans être sortie du système. C’est la cause numéro un des « il en restait trois, je croyais ».
La règle est simple : une pièce posée est une pièce pointée sur le dossier. Pas en fin de journée, pas « je le ferai demain ».
Le prix d’achat, l’autre donnée à tenir à jour
Chaque commande fournisseur est l’occasion de vérifier une deuxième information : le prix d’achat. Si l’écran que vous payiez 41 € en coûte maintenant 47, votre marge sur chaque remplacement a fondu de 6 € sans que votre prix de vente ait bougé.
Mettre à jour le prix d’achat dans le catalogue au moment de la réception prend trente secondes. C’est ce qui permet ensuite de calculer une marge juste.
Avec RepairTracking
Chaque référence du catalogue de pièces porte un prix d’achat, un prix de vente, un fournisseur et un seuil d’alerte. Quand une pièce est ajoutée à un dossier, le stock est décrémenté automatiquement ; quand il passe sous le seuil, l’alerte de stock bas remonte. Les factures de certains fournisseurs peuvent aussi être importées pour alimenter le catalogue sans ressaisie, un réglage que chaque atelier utilise selon ses besoins.
Le guide complet de la gestion des pièces est ici : gérer son stock de pièces détachées.
Questions fréquentes
Comment calculer un seuil d’alerte de stock pour une pièce détachée ?
Consommation moyenne par jour multipliée par le délai de livraison, plus un stock de sécurité. Sous ce niveau, on commande.
Faut-il un seuil d’alerte sur toutes les références ?
Non, seulement sur les pièces qui tournent. Les pièces rares se commandent à la demande.
À quelle fréquence revoir les seuils ?
Chaque trimestre, et à chaque changement de fournisseur ou de délai. Les modèles de téléphones les plus réparés changent vite.